Mercredi 18 juillet 2018

Pas de moyen chemin (Jean 5,31-47)


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La polémique qui oppose Jésus aux pharisiens continue de plus belle avec maintenant une plaidoirie véritablement juridique durant laquelle Jésus récuse d’abord son propre témoignage, avant d’évoquer celui de Jean-Baptiste, mais cela pour mieux mettre en valeur les œuvres accomplies par lui et le témoignage de son Père lui-même, puis encore ceux des Ecritures et de Moïse (si vous relisez Dt 18,15-22, vous verrez de façon saisissante que la menace d’un désaveu provenant de Moïse lui-même est parfaitement explicite). A force de relire ce passage, je ne peux que reconnaître que la cause de Jésus est la plus difficile qui soit: comment faire reconnaître son origine divine, sa relation si particulière avec son Père? Il n’y a pas de moyen chemin: soit on accorde du crédit à Jésus et on lui fait totalement confiance, soit on passe son chemin sans un regard en arrière. Et c’est bien ce qui s’est passé pour Jésus et ensuite pour les premiers chrétiens qui se sont douloureusement, progressivement, séparés des autres croyants juifs. C’est peut-être la souffrance causée par cette séparation qui explique la dureté de ce passage envers les juifs qui n’écoutent pas le Père (v. 37), qui se trompent dans leur lecture des Ecritures (v. 39) et se satisfont de leur propre compagnie (v. 44). Une clé, à scruter encore et encore dans ce passage, et qui pourrait encore mieux l’éclairer. Quelles sont donc les œuvres que Jésus a accomplies et qui sont le témoignage vivant de sa relation avec le Père? Les miracles (signes) réalisés par Jésus? Ses paroles? L’ensemble de son ministère, avec sa mort et sa Résurrection? Tout cela à la fois?

Robin Masur

Prière: Seigneur, pourquoi scruter les Ecritures si je suis vraiment ouvert à ta Parole et au changement que tu me demandes?  

Référence biblique : Jean 5, 31 - 47

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